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Claude Berri
Biographie
Nationalité
Française
Date de Naissance
1 Juillet 1934

Claude Berri est sans conteste l’un des plus grands hommes de l’histoire du cinéma français. Son œuvre compte plus de soixante longs et courts métrages dont il a assuré la réalisation ou la production. Il a joué dans près d’une trentaine de films depuis le commencement de sa longue carrière, au début des années cinquante.

Né à Paris le 1er juillet 1934, son père, juif ashkénaze d’origine polonaise, et sa mère roumaine, prédestinent Claude Berel Langmann à poursuivre dans l’affaire familiale de la fourrure. Le Passage du Désir , dans le dixième arrondissement de Paris, est le théâtre d’une enfance qu’il va s’employer plus tard à raconter à travers plusieurs de ses réalisations cinématographiques.

Mais le jeune Claude ne l’entend pas vraiment de cette oreille et tient à faire coûte que coûte son chemin dans le théâtre. C’est ainsi qu’il entre au cours Simon pour s’adonner librement à sa vraie passion, la scène.

Approchant la vingtaine, il fait ses premières apparitions sur les planches sous la direction de metteurs en scènes comme Jacques Pierre, Jacques Ruisseau ou François Billetdoux.

Il joue par la suite dans les pièces : Tchin-Tchin, mise en scène par François Darbon en 1959 et plus tard dans Les Petits Renards de Lillian Hellman et mise en scène par Pierre Mondy.

Ses débuts prometteurs, illustrés notamment par sa victoire au concours, Naissance d’une Etoile, dans la catégorie comédiens, poussent Claude Berri à chercher, dans les années soixante, à se lancer dans la production théâtrale.

Pourtant, sa première tentative dans ce sens échoue. Le Comportement des époux Bradbury , de François Billetdoux, ne récolte effectivement pas les résultats espérés par le tout nouveau producteur.

Qu’à cela ne tienne, Claude Berri n’est pas homme à baisser les bras devant le premier obstacle venu. Il décroche des petits rôles dans quelques films de réalisateurs de renom, à l’image de Jacques Becker qui le prend pour apparaître dans Rue de l’Estrapade en 1953 , de Jean Renoir pour French Cancan ou encore d’Henri-Georges Clouzot dans La Vérité . Fort de cette expérience d’acteur de cinéma, Berri décide de s’engager cette fois-ci dans la réalisation.

A vingt-huit ans, Claude Berri réalise le court métrage * *Le Poulet . Le film, avec l’acteur Jacques Marin, connaît un véritable succès et décroche des prix aux Oscars et à la Mostra de Venise.

Il réalise par la suite son premier long métrage, en grande partie inspiré de sa vie. Nous sommes en 1966, et le film s’appelle Le Vieil homme et l’Enfant. Les critiques favorables qui l’accompagnent convainquent Claude Berri à poursuivre dans cette veine autobiographique. Avec des titres tels que Le Cinéma de Papa** **en 1970 , ou Le Pistonné (dans lequel joue Coluche), La Débandade (1999) et * *L’un reste, l’autre part (2004), le cinéaste traite de certains aspects, plus ou moins heureux de son existence. Le film Je vous aime survient en 1980 après sa douloureuse rupture avec sa première épouse Anne-Marie Rassam, dont le décès le plongera dans une période extrêmement difficile. Leur fils, l’acteur Julien Rassam, perdra lui aussi la vie en se suicidant, ne supportant plus la paraplégie qui l’affecte depuis une chute.

Claude Berri, fort d’une bonne vingtaine de films, ne compte pas pour autant s’en tenir à la réalisation. En homme de cinéma complet, il se dit qu’il a l’expérience et les moyens nécessaires pour produire ses propres films. Ce sera chose faite avec la création de Renn Productions , qui compte aujourd’hui à son actif plus d’une quarantaine d’œuvres cinématographiques.

L’aventure commence en 1970 avec L’Enfance nue, de Maurice Pialat. Suivent ensuite des films devenus cultes avec le temps, tels que le sulfureux : Je t’aime, moi non plus de Serge Gainsbourg en 1976, ou encore Banzaï de Claude Zidi en 1983 pour en n’en citer que quelques uns. Berri repasse à l’occasion derrière la caméra pour des films au budget parfois colossal: l’adaptation de l’œuvre de Zola : Germinal , avec Gérard Depardieu et le chanteur Renaud** en fait partie. Il est aussi derrière plusieurs succès populaires, comme Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre qui réunit la bande loufoque à Alain Chabat ; Ensemble c’est tout tiré du best-seller éponyme d’Anna Gavalda, ou encore Bienvenue chez les Ch’tis , le film de Dany Boon qui a pulvérisé en 2008 tous les records de fréquentation.

Soucieux de défendre une certaine idée du cinéma français, Berri tient également à produire des films d’auteur, comme Ma femme est une actrice d’Yvan Attal, le controversé Amen de Costa-Gavras ou plus récemment, le multi-Césarisé La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche. En pleine cérémonie de remise des trophées, le cinéaste franco-tunisien, tout ému, le qualifie de père spirituel .

Ce touche-à-tout du septième art est un habitué des hommages. Déjà en 1984, Coluche avait annoncé la couleur en déclarant : "Comme tout le monde, je remercie Claude Berri". En 2003, il est élu par ses pairs Président de la Cinémathèque Française et fait la même année l’objet d’un documentaire- clin d’œil au personnage de F. Scott Fitzgerald intitulé : Claude Berri, le dernier nabab.

Claude Berri nous réserve encore quelques surprises pour les mois à venir. Sa dernière production : L’ombre des autres d’Eric Barbier est attendue de pied ferme par les fans de Mylène Farmer qui en est l’interprète principale.

Mauvaise nouvelle pour le milieu du cinéma: dans la nuit du 10 au 11 janvier 2009, Claude Berry est hospitalisé dans un service neurologique, dans un état grave, suite à un hématome intracranien. Le 12 janvier, Claude Berri décède des suites de son accident vasculaire cérébral.