Actualités
mardi 11 décembre 2018
Noël à la moulinette du Collectif du Grand Cerf Bleu
 
Diaporama
mardi 11 décembre 2018
Voyage dans l’Île-de-France des friches avec une exposition gratuite
 
Actualités
lundi 10 décembre 2018
Transe amoureuse sous la plume de Faulkner
 
Dominique Blanc
Biographie
Nationalité
Française
Date de Naissance
25 Avril 1956

Actrice française, Dominique Blanc est née à Lyon d’un père obstétricien et d’une mère infirmière. Recalée maintes fois au concours d’entrée du Conservatoire et de l’école de la Rue Blanche, elle intègre en 1979 le Cours Florent, en classe libre, avec comme professeurs Pierre Romans et Francis Huster. Deux ans plus tard, Dominique Blanc est remarquée lors d’un spectacle par Patrice Chéreau, qui lui donne l’occasion de faire ses premiers pas sur les planches en lui confiant un rôle dans Peer Gynt d’Ibsen.

En 1982, elle se retrouve, avec Michel Piccoli et Isabelle Huppert sur le plateau de tournage de Passionde Jean-Luc Godard, sorti en 1984. Cette première expérience au cinéma s’étant mal passée, elle décide de ne se consacrer qu’au quatrième art. Elle joue alors dans de nombreuses pièces de théâtre notamment Les Paravents (1983) de Jean Genet, L’Idiot (1983) de Dostoievsky, Terre étrangère (1984) d’Arthur Schnitzler, ou encore La Culotte (1985) de Carl Sternheim. Parallèlement, elle fait quelques apparitions sur le petit écran et intègre le casting de téléfilms tels que Richelieu ou la journée des dupes et Nuits secrètes, et de séries télévisées comme Néo Polar dans l’épisode Shanghai Skipper.

Ayant confirmé sa réputation de comédienne à la télévision et surtout dans l’univers théâtral, le réalisateur Régis Wargnier lui offre le rôle de Sylvia, une jeune fille dépendante de l’alcool, dans son long métrage La Femme de ma vie en 1986, aux côtés de Christophe Malavoy, Jane Birkin et Jean-Louis Trintignant. Sa prestation lui vaut une nomination au César dans la catégorie Meilleur Espoir Féminin. Deux années plus tard, Dominique Blanc est encore sous la direction de Régis Wargnier dans Je suis le seigneur du château, où elle donne la réplique à Jean Rochefort. Elle est une fois de plus nominée aux Césars, pour son rôle de gouvernante dans cette comédie dramatique. Elle réussit ainsi à s’imposer dans le cinéma français par la délicatesse et la sobriété de ses compositions, suscitant de la part du cinéaste Louis Malle une comparaison de ses prestations avec celles de la célébrissime actrice américaine Bette Davis, dans sa jeunesse.

Entre 1988 et 1989, l’actrice française travaille avec pas moins de cinq metteurs en scène différents : Luc Bondy dans Terre étrangère, Marco Pico dans Savannah, Claude Sautet dans Quelques jours avec moi, Claude Chabrol dans Une Affaire de femmes, ou Bernard Cohndans Natalia.

En 1990, elle tourne dans Plaisir d’amour de Nelly Kaplan, avec Pierre Arditi, et dans Milou ou en mai de Louis Malle. Dans ce dernier film, elle incarne une lesbienne Claire, nièce de Milou (joué par Michel Piccoli), qui invite, à l’occasion de l’inhumation de sa défunte mère, son frère Georges (interprété par Michel Duchaussoy) et sa belle sœur Lily (jouée par Harriet Walter), ainsi que sa fille Camille (interprétée par Miou-Miou). L’histoire du film est centrée sur la querelle de cette famille bourgeoise lors du partage de l’héritage dans un contexte non moins explosif des manifestations de Mai 68. Son rôle d’homosexuelle lui permet d’obtenir le César du Meilleur Second Rôle en 1991.

Après avoir été dirigée par le jeune réalisateur Vincent Pérez (L’Échange) et Yannick Bellon (L’Affût) en 1992, elle collabore la même année avec son cinéaste fétiche Régis Wargnier pour les besoins du film Indochine, qui lui vaut un deuxième César en 1993.

Elle campe une ouvrière dans Faut-il aimer Mathilde ?(1993) d’Edwin Baily, Zana, une femme d’origine albanaise, dans Loin des barbares de Liria Begeja, Henriette de Nevers dans La Reine Margot (1994) de Patrice Chéreau. Autant de personnages différents, mais, qui ont pour seul point commun leur simplicité et leur sensibilité. Elle multiplie les rôles et change constamment les genres. Elle apparaît aussi bien dans des comédies délirantes (C’est pour la bonne cause ! deJacques Fansten) que dans des drames mouvementés tels que Alors voilà(1997) de Michel Piccoli et Ceux qui m’aiment prendront le train (1998) de Patrice Chéreau, grâce auquel elle ajoute une troisième statuette dans son palmarès.

En 2001, elle reçoit le César de la Meilleure Actrice pour son rôle d’une femme qui se met à se prostituer à l’aéroport d’Orly après avoir été plaquée par son mari juste avant leur envol pour Buenos Aires, dans Stand-by de Roch Stephanik. Elle rejoint alors Isabelle Adjani et Nathalie Baye dans le cercle très fermé des actrices françaises ayant à leur actif quatre Césars. Toujours en 2001, elle est une voisine très affable dans Le Lait de la Tendresse Humaine de Dominique Cabrera, une épouse discrète dans Le Pornographe de Bertrand Bonello.

Deux années plus tard, elle devient une femme toxicomane chargée de percevoir la morphine de son mari policier dans la trilogie de Lucas Belvaux, Après La Vie, Un Couple épatant et Cavale. En 2006, elle est à l’affiche de Les Amitiés Maléfiques d’Emmanuel Bourdieu**, avec Malik Zidi, Alexandre Steiger et Natacha Régnier.

Grande amatrice du cinéma d’auteur le plus strict, son nom est dans le générique de Capitaine Achab de Philippe Ramos en 2008 et dans celui de Plus tard tu comprendras d’Amos Gitaï, l’année suivante.

En 2008, Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic lui confient le rôle d’Anne-Marie, une femme pathologiquement jalouse de son ex-mari, dans L’Autre. Elle remporte le Prix d’Interprétation à Venise en 2008 pour sa prestation dans ce film.

Retrouvez Dominique Blanc dans