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Georges Feydeau
Biographie
Nationalité
Français
Date de Naissance
8 Décembre 1862

Georges Feydeau est né à Paris de l’union du romancier Ernest Feydeau et de Léocadie Bogaslawa Zelewska. Depuis son plus jeune âge, il développe un goût marqué pour les lettres et le théâtre, au détriment de ses études. Encouragé par Henri Meilhac, il commence à écrire ses premières pièces vers la fin des années soixante.

L’année 1873 est marquée par l’écriture d’Eglantine d’Amboise ainsi que par la mort de son père, Ernest Feydeau. Trois ans plus tard, il crée le Cercle des Castagnettes dont l’objet est de produire des concerts et des représentations théâtrales. C’est avec cette compagnie qu’il fait ses premiers pas d’acteur en disant ses monologues et en interprétant des rôles de Molièreet Labiche.

En juin 1882, sa première pièce Par la fenêtre est donnée et connaît un réel succès. La même année, il écrit des monologues qui sont récités par des acteurs de renom notamment Coquelin Cadet. Parmi ces monologues, citons : Un coup de tête, Un monsieur qui n’aime pas les monologues, Le Mouchoir

L’année suivante, il écrit et fait jouer à l’Athénée deux comédies, Amour et piano et Le Diapason, qui sont bien accueillies par le public et la critique. Dans le même temps, ses nouveaux monologues (Le Potache, Le Petit Ménage, Aux antipodes, etc.…) sont dits par les comédiens Judic et Coquelin Cadet.

Vers la fin de l’année 1883, il est enrôlé dans l’armée, et ce, jusqu’en 1884, année où il devient secrétaire général du théâtre de la Renaissance. Il poursuit néanmoins l’écriture de monologues. En 1885, son beau-père, Henry Fouquier, lui confie la gestion de la rubrique «Courrier des théâtres» de son journal XIXe siècle.

Le premier grand succès, pour le jeune dramaturge français, arrive en 1886 avec la représentation de Tailleur pour dames, écrite deux ans plus tôt, au théâtre de la Renaissance. Le public est conquis par la pièce et plusieurs professionnels du domaine, dont Eugène Labiche, ne tarissent pas d’éloges à son égard.

En 1887, il fait connaissance avec Maurice Desvallières avec lequel il collaborera pour de nombreuses pièces. De 1888 à 1891, il essuie une série d’échecs sur des vaudevilles qui constituent, avec les comédies, la nouvelle orientation de son travail. Parmi ces pièces, on retrouve : Un bain de ménage (1888), Chat en poche (1888), Des Fiancés de Loches (1888), L’Affaire Edouard (1889) avec Maurice Desvallières, Le Mariage de Barillon (1890).

Feydeau connaît son ère de gloire à partir de 1892 avec la pièce Monsieur chasse ! qui est suivie, la même année, par deux pièces écrites en collaboration avec Maurice Desvallières, Champignol malgré lui et Système Ribadier. Les années suivantes, il produit d’autres œuvres, à savoir, Fiancés en herbe (1886), C’est une femme du monde (1890), La Lycéenne (1887), Un fil à la patte (1894), L’Hôtel du Libre Echange (1894), Séance de nuit (1897), La Dame de chez Maxim (1899), La Duchesse des Folies-Bergère (1902), La main passe (1904), Bourgeon (1906), La Puce à l’oreille (1907), Occupe-toi d’Amélie (1908), On purge Bébé (1910), Mais n’te promène donc pas toute nue (1911), On va faire la cocotte (1913), Je ne trompe pas mon mari (1914) ou encore Hortense a dit : « Je m’en fous ! »

Toutes ses pièces sont caractérisées par une bonne dynamique des personnages doublée d’une forte dose d’humour. C’est ainsi qu’il est considéré comme le précurseur du théâtre burlesque. Le style de ses vaudevilles est en rupture avec la touche traditionnelle. En tant qu’acteur, il connaît un triomphe, en 1898, avec Amants de Maurice Donnay aux côtés de Madame Gaston de Caillavet et Robert de Flers.

De 1912 à 1914, il occupe le poste de vice-président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Par ailleurs, parallèlement à son activité dans le monde du théâtre, Georges Feydeau a également exercé comme peintre.

En 1889, il a épousé la fille du peintre Carolus-Duran, Marie-Anne Carolus-Duran. Ils ont eu ensemble quatre enfants : Germaine, Jacques, Michel et Jean-Pierre. Georges Feydeau rend l’âme le 5 juin 1921, à Rueil-Malmaison,des suites des troubles psychiques causés par la syphilis.

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