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José Montalvo
Biographie
Nationalité
Française

Fils d’un architecte et d’une danseuse de flamenco professionnelle, José Montalvo voit le jour à Valence en 1955.

Dotés d’une réelle sensibilité artistique, ce sont ses parents qui, avant toute autre personne ou tout autre facteur, éveillent chez le jeune garçon un vif intérêt et une sincère passion pour l’univers artistique. Admirateur féru de cinéma muet, son père l’emmène, très tôt, voir ces œuvres fascinantes où le langage du corps prime sur toute autre forme d’expression. Membre de la Compagnie Flamenca, sa mère, quant à elle, lui insuffle l’amour des comédies musicales américaines qui ne font qu’approfondir l’attachement de l’enfant à tout ce qui touche à l’univers de la danse.

Pourtant, au moment de se fixer une orientation universitaire, José Montalvo porte son choix sur des études supérieures d’arts plastiques et d’histoires de l’art.

C’est durant ces années d’études qu’il fait ses premiers pas dans ce qui va se révéler être sa véritable vocation. Il entame son apprentissage de la danse sous la houlette de l’américain Jerome Andrews, et fait ses classes au sein des Ballets modernes de Paris en compagnie de Françoise et Dominique Dupuy, eux-mêmes disciples du chorégraphe expressionniste Jean Weidt. Boulimique de danse, il suit également, en parallèle, les stages de Carolyn Carlson, Lucinda Childs, Alwin Nikolaïs et Merce Cunningham.

En 1981, le danseur fait une rencontre décisive, celle de Dominique Hervieu. Il rencontre la danseuse lors d’un cours de danse et leurs visions artistiques sont à ce point proches et similaires, que leurs noms seront, dès lors et jusqu’à ce jour, inconditionnellement indissociables.

Il parcourt alors le monde avec des chorégraphies sous forme d’histoires courtes, chargées d’émotions et de nuances diverses (satiriques, comiques, dramatiques, érotiques…). Point commun entre ces œuvres ; elles sont toutes créées par ses soins et dansées par Hervieu.

La fin des années 80 est jonchée, pour le duo d’artistes et particulièrement pour le chorégraphe, de récompenses et de prix raflés dans une multitude de concours ; Nyon en Suisse (1986), Paris (1987), Cagliari en Italie (1988)…

C’est justement en 1988 que la Compagnie Montalvo – Hervieu est montée, portant, en toute simplicité, les noms de ses deux cofondateurs.

Le début des années 90 offre à la troupe, et surtout à son chorégraphe attitré, plusieurs occasions de donner libre cours à l’originalité de leur imagination et de leur talent avec des œuvres telles que Bal Moderne en 1993 (dans le cadre des Arts Étonnants du Festival Paris Quartiers d'Eté), mais aussi Hollaka, Hollala (1994), et Les surprises de Mnémosyne (1996) au Maggio Fiorentino pour le Ballet du Teatro Comunale de Florence.

La même année (1996), Montalvo présente, au Théâtre de Suresnes et dans le cadre des Cité Danses, une autre création qui marque un tournant dans son parcours et son style ; La Mitrailleuse en état de grâce. Il y rajoute alors, à une recette déjà explosive, l’élément hip-hop qui pimente délicieusement l’ensemble de l’œuvre.

S’ensuivra en 1997, et dans le même style, Paradis qui connaît un succès immédiat et qui impose le respect et l’admiration de la critique new-yorkaise en 1999.

Succédant à Maguy Marin à la tête du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne en 1998, Montalvo et Hervieu ne s’en reposent pas pour autant sur leurs lauriers et produisent Le Jardin io io ito ito (1999), Variation au paradis (2000), Babelle heureuse (2002), Les Paladins (2004) et On danƒe (2005).

En 2008, le duo est nommé à la direction du nouveau pôle chorégraphique créé au Théâtre de Chaillot.