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Marc Allégret
Biographie
Nationalité
Français
Date de Naissance
22 Décembre 1900

Réalisateur, scénariste et photographe français, Marc Allégret est né le 22 décembre 1900 à Bâle, en Suisse.

Il est le fils du pasteur protestant Élie Allégret et le frère aîné du cinéaste Yves Allégret. Il débute sa carrière dans le septième art avec le documentaire Voyage au Congo, réalisé avec André Gide en 1927. Après son retour, il décide de poursuivre dans cette voie. Marc Allégret devient alors assistant-réalisateur sous la houlette de Robert Florey et Augusto Genina.

Dès 1930, il commence à voler de ses propres ailes et tourne d’abord des courts-métrages, dont la plupart sont interprétés par Fernandel : La Meilleure Bobone (1930), J’ai quelque chose à vous dire (1931), Attaque nocturne (1931).

Collaborant avec les producteurs Pierre Braunberger et Roger Richebé, Marc Allégret ne tarde pas à devenir l’un des réalisateurs les plus influents du cinéma parlant. En 1932, il signe la mise en scène du deuxième volet de la trilogie de Marcel Pagnol, Fanny, avec Pierre Fresnay et Raimu. Son premier succès notable arrive avec Lac aux dames (1934), où il révèle Jean-Pierre Aumontet Simone Simon. Ce film est un chef-d’œuvre romanesque.

Le grand nombre et la variété des auteurs (Noël Coward, Henri Bernstein, Hector Malot, Marcel Achard, etc.) dont il adapte les œuvres correspond à la diversité de genres qu’il explore. Il aborde notamment le comique dans L’Hôtel du libre échange (1934) ou dans Zouzou (1934), avec Joséphine Bakeret Jean Gabin, et le classique dans Sans famille (1934).

En 1938, il signe sa deuxième réalisation phare, Entrée des artistes, un somptueux tableau de l’univers du quatrième art. C’est dans ce film que Bernard Blier et Odette Joyeux font leurs premières armes, aux côtés de Louis Jouvet, également découvert par Marc Allégret. Il s’illustre en effet comme un dénicheur de jeunes talents ; il dirige Michèle Morgan dans Gribouille (1938), Brigitte Bardot dans deux comédies (Futures vedettes, 1955 et En effeuillant la marguerite, 1956), Jean-Paul Belmondo dans Un drôle de dimanche (1958) et Alain Delon dans Sois belle et tais-toi (1958). En outre, c’est grâce à lui que Roger Vadim et Marcel Pagnol sont devenus de fins cinéastes.

Depuis les années trente jusqu’à la fin des années cinquante, le réalisateur travaille à un rythme de deux ou trois films par an. Cependant, Marc Allégret pâtira de la déferlante de la Nouvelle Vague. Entre 1959 et 1970, il ne tourne que cinq longs-métrages, dont le dernier est Le Bal du comte d’Orgel (tiré du roman à polémique de Raymond Radiguet et présenté à l’ouverture du Festival de Cannes), qui ne connaît qu’un succès d’estime.

Parmi ses autres films principaux, on peut citerOrage (1937), Félicie Nanteuil (1942), La Demoiselle et son revenant (1951), Julietta (1953), ou encore Avec André Gide, dédié à son ami écrivain.

À la différence de son frère Yves Allégret (père de Catherine Allégret) qui réalise des films sombres, l’œuvre cinématographique de Marc Allégret est beaucoup plus centrée vers le romantisme.

À côté de son activité de metteur en scène, il officie en tant que photographe. Dans ce domaine, l’une de ses réalisations les plus importantes est Carnets du Congo : Voyage avec Gide, une série d’images prises lors de son fameux voyage de 1927.

Marc Allégret décède le 3 novembre 1973 à Paris, à l’âge de soixante-treize ans.