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Maurice Béjart
Biographie
Nationalité
Franco-suisse
Date de Naissance
1 Janvier 1927

Maurice-Jean Berger, dit Maurice Béjart, est né à Marseille d’un père philosophe, Gaston Berger, et d’une mère qui le laisse orphelin à l’âge de sept ans. Le petit Béjart rêve de faire carrière dans la tauromachie. De constitution fragile, son médecin lui conseille plutôt de pratiquer la danse, ce qu’il fait en parallèle avec ses études de philosophie dont il sera licencié.

Au fil du temps, la danse devient sa passion. A quatorze ans Maurice Béjart entre à l’Opéra de Paris puis se forme dans des écoles classiques (Madame Lioubov Egorova, Madame Rousanne, les danseuses Janine Charrat et Yvette Chauviré, et Léo Staats) et dans des compagnies modernes (dans les Ballets de Paris de Roland Petit, à l’International Ballet de Londres, ou encore auprès de Birgit Cullberg en Suède).

Grand admirateur de Molière, il prend pour pseudonyme le nom de famille de l’épouse du maître et devient Maurice Béjart.

A partir de 1951, le chorégraphe français commence à créer ses propres ballets qui rencontrent un franc succès. Parmi ces créations, on peut citer L’inconnu (en collaboration avec Birgit Cullberg) et L’oiseau de feu.

En 1953, il fonde sa première école, les Ballets de l’Etoile, qui s’impose rapidement grâce à sa première création La Symphonie pour un homme seul, en 1955. Cette œuvre chorégraphique, conçue sur une composition musicale de Pierre Henry et Pierre Schaeffer, est un savant mélange de classicisme et de modernisme. Avec le même style, il va enchaîner ses créations : Haut Voltage (1956), Prométhée (1957), Sonate à Trois (1957), d’après Huis- clos de Jean-Paul Sartre, Orphée (1958), Equilibre (1959). Toutefois, les tendances avant-gardistes de ses œuvres ne sont pas du goût des Parisiens. Ce qui le pousse à créer certaines de ces pièces en province ou dans d’autres pays notamment en Allemagne (Essen et Equilibre) ou en Belgique.

En 1959, ne pouvant pas établir sa compagnie dans un théâtre français faute d’aide de l’Etat, Béjart part s’installer en Belgique où sa carrière prend un réel essor. Séduit par le style Béjartien , Maurice Huysman, alors Directeur du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles, lui propose une création qu’il monte la même année, Le Sacre du printemps qui remporte un immense succès. Fort de ce plébiscite, il rempile pour plusieurs années et donne dans ce théâtre de nombreux spectacles.

En 1960, Maurice Béjart crée le Ballet du XXe siècle, une troupe internationale à la tête de laquelle il fait le tour du monde et travaille durant vingt-sept ans. Pendant cette longue période, plus d’une centaine d’œuvres chorégraphiques sont montées dont le célèbre Boléro de Maurice Ravel.

Après Les Quatre fils Aymon et IX Symphonie (1961, 1964, à Bruxelles), il règle, en 1966, Roméo et Juliette d’Hector Berlioz. Un an plus tard, avec le Ballet du XXe siècle, il est invité à pratiquer son art de danseur dans la cour d’honneur du palais des Papes, lors du Festival d’Avignon. La même année, au son de la musique de Pierre Henry, il y crée Messe pour le temps présent. S’en suivent d’autres ballets tels que Chant du compagnon errant (1971, à Bruxelles), Nijinski, clown de Dieu (1972, à Bruxelles) et le très controversé Offrande chorégraphique.

En 1970, il fonde, à Bruxelles, l’école Mudra ** qui dispense un enseignement complet de la danse. Sept ans après, il réalise le même projet à Dakar, au Sénégal (pays de ses ancêtres).

Vers le début des années soixante-dix, ce fils de philosophe commence à centrer son travail sur les rapports entre les civilisations ainsi que sur sa passion pour le monde oriental (l’Iran en particulier). De nombreuses créations s’inscrivent dans ce nouvel axe de son activité : Golestan (1971), Bahkti (1971), Farah, Dibouk ou Pyramide (1990). Parallèlement, il crée des ballets traditionnels comme Pli selon pli (1975), Thalassa mare nostrum (1982) ou encore la Luna (1984).

Sa proximité avec la culture iranienne le conduit à se convertir à l’islam en 1973 par le truchement de Nur Ali Elahi, un soufi iranien.

En 1987, suite à un différend avec Gérard Mortier, Directeur du Théâtre de La Monnaie, Béjart part s’installer à Lausanne. Très vite, il y crée le ** Béjart Ballet Lausanne, et ce, après la dissolution du Ballet du XXe siècle. Avec sa nouvelle compagnie, il montre plusieurs œuvres chorégraphiques parmi lesquelles : Ring um den Ring (1990), le Mandarin merveilleux (1992), King Lear-Prospero (1994), Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat ! (1997) ou encore Lumière des eaux (2000).

En 1992, il fonde l’école-atelier Rudra Béjart Lausanne où les danseurs apprennent également la musique ou encore les arts martiaux.

En 1998, il est inculpé pour avoir plagié dans Le Presbytère une scène de La Chute d’Icare, de son homologue belge Frédéric Flamand.

Quatre ans plus tard, il crée une nouvelle compagnie nommée La Compagnie M, pour laquelle, il monte, à Lausanne, Mère Teresa et les enfants du monde. Pour ce spectacle, qui est donné un partout dans le monde, il collabore avec Marcia Haydé.

En 2004, Maurice Béjart, qui a alors soixante-dix-sept ans, crée l’Art d’être grand-père, avec les danseurs de la compagnie. L’année 2005 est marquée par la création de L’Amour de la Danse et celle de Zarathoustra, son dernier grand succès international.

En novembre 2007, pendant qu’il est sur le montage de son dernier spectacle, Le Tour du monde en 80 minutes, à Lausanne, **** Maurice Béjart meurt à l’âge de 80 ans.

Devenu citoyen suisse en janvier 2007, Maurice Béjart, malade, avait créé la Fondation Maurice Béjart qu’il a désignée comme son unique héritière testamentaire afin que celle-ci continue à promouvoir son art en aidant les jeunes talents et les compagnies de danseurs.

De nombreuses récompenses et distinctions couvrent la carrière de ce grand chorégraphe. En 1986, l’Empereur Hirohito l’élève à l’Ordre du Soleil levant. Deux ans après, le Roi Baudouin l’honore en le nommant Grand Officier de l’Ordre de la Couronne. Il est également élu sociétaire de l’Académie des Beaux-arts française en 1994.