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Maurice Maeterlinck
Biographie
Nationalité
Belge
Date de Naissance
29 Août 1862

Né le 29 août 1862 à Gand (Belgique), Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck est le premier né d’une famille de trois enfants. Issu d’un environnement aisé, bourgeois, catholique, conservateur et flamand francophone, il est tout d’abord dirigé vers une carrière d’homme de loi (avocat). Ses parents lui font intégrer le collège de jésuites Sainte-Barbe de Gand dans lequel il poursuit ses études secondaires. Mais l’adolescent, doté d’une réelle sensibilité littéraire, perçoit déjà que sa vocation est ailleurs.

Il délaisse la carrière d’avocat qui se dessinait devant lui et s’immerge dans les cercles littéraires belges. En 1885, à l'âge de 23 ans, il commence à publier ses poèmes dans La Jeune Belgique. Sa soif d’apprendre et son insatiable avidité littéraire le poussent à quitter sa terre natale pour partir s’installer à Paris en 1886. Il y rencontre Stéphane Mallarméet Villiers de l’Isle-Adam, dont les idées et les styles seront, pour lui, une grande source d’inspiration. Ce sera Villiers de l’Isle-Adam qui l’initiera aux chefs-d’œuvre de l’idéalisme allemand avec des auteurs de génie comme Hegel ou Schopenhauer.

D’orientation esthétiquement opposée au mouvement naturaliste qui caractérise la littérature française en cette fin du XIXe siècle, il s’intéresse d’abord à Jan Van Ruysbroeck, dit Ruysbroeck l'Admirable, théologien et mystique flamand dont il traduit les œuvres dans son Ornement des noces spirituelles.

Il écrit son premier recueil original en 1889, Les Serres chaudes, suivi, sept ans plus tard, de Quinze chansons (1896). Ces écrits, ouvertement symboliques et particulièrement mélancoliques, commencent à bâtir sa réputation dans le milieu littéraire parisien et français. C’est également et notamment un article d'Octave Mirbeausur La Princesse Maleine paru dans Le Figaro en août 1890, qui contribuera considérablement à la célébrité du poète.

L’année 1911 lui apporte la distinction littéraire mondiale la plus convoitée, le Prix Nobel de littérature. Ce sont ses œuvres théâtrales ingénieuses Les Sept princesses (1891), Pelléas et Mélisande (1892) et L'Oiseau bleu (1909) qui lui valent d’être récompensé, mais aussi internationalement reconnu. Anobli par le Roi Albert en 1932, il devient Comte Maeterlinck. En 1939, il s’installe aux États-Unis et y demeure durant toute la Deuxième Guerre mondiale. Il ne reviendra en France qu’en 1947. Deux ans après, il s’éteint à Nice dans son palais féérique, Orlamonde, qu’il a lui-même conçu.

Maeterlinck est, encore aujourd’hui, considéré comme l’initiateur du mouvement symboliste littéraire en France.