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Marie-Céline Nivière, du Pariscope

On conseille vivement la nouvelle comédie de Francis Veber dans laquelle on retrouve avec plaisir François Pignon, cet homme ordinaire perdu dans la masse. Cette fois-ci, il est un chômeur extrêmement attachant qui a l'idée saugrenue de réclamer un contrôle fiscal afin d'exister aux yeux des autres. La stratégie peut sembler absurde, car comment inspecter quelqu'un qui ne possède rien ? Gardons-nous de dévoiler le pourquoi du comment, histoire de ne pas gâcher le plaisir. En tout cas, il s'y prend si bien, que le Trésor public lui colle son contrôle. Mais cela ne fera pas son bonheur. François Pignon découvre que rien ne vaut la sincérité des sentiments. Francis Veber a écrit une très jolie fable. Evitant d'aller chercher le rire par des effets comiques, sa pièce est une véritable comédie de mœurs. La caricature est là, mais très finement dessinée. L'interprétation des comédiens va dans ce sens. Si François Pignon est le personnage central, ce « Cher Trésor » est une pièce collégiale où chaque protagoniste a son importance. Gérard Jugnot est exceptionnel dans le rôle de François Pignon. Jouant sur la sincérité, la tendresse, la douceur, il confère à cet homme banal une belle humanité. Alexandra Vandernoot est parfaite en décoratrice snobinarde et malicieuse. Eric Le Roch incarne génialement le contrôleur fiscal coincé. Il fait songer à Daniel Prévost et c'est un compliment. Ne cédant pas à la facilité pour jouer l'ex-femme de Pignon, Michèle Garcia est comme toujours impayable. Philippe Beglia s'amuse beaucoup avec les raideurs d'un banquier peu scrupuleux. Dans la Russe qui ne sait pas vendre ses charmes, Irina Ninova est une révélation. Quant à Claude Brécourt, il est parfait en milliardaire désinvolte. En cette période, divertir avec des thèmes comme la crise, le chômage, l'argent, le fisc, voilà un excellent remède contre la morosité !

Fabienne Pascaud, du Télérama

[...] C'est drôle, enlevé, jamais méchant, pas vulgaire non plus. Certes, on a connu Francis Veber plus corrosif, drôle et inspiré. Mais la bonhomie de Gérard Jugnot emporte affectueusement le morceau.