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vendredi 20 mars 2020
Le Silence et la peur, Nina Simone et l’Histoire noire-américaine dans un spectacle éclairé et éclairant
 
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mercredi 18 mars 2020
Quand la sculpture contemporaine s’empare du motif animal…
 
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mardi 17 mars 2020
Turner illumine le Musée Jacquemart André de ses peintures et aquarelles en provenance de la Tate
 
Hélène Kuttner, du Pariscope

Il reste une petite semaine pour apprécier en famille ce spectacle conçu par l’auteur Fabrice Melquiot et la chorégraphe Ambra Senatore, entourés de cinq danseurs-comédiens bourrés de talent ! Ne ratez pas ce moment, destiné au plaisir des enfants comme à celui des adultes prêts à jouer et à rire. Aline Braz Da Silva, Madeleine Piguet Raykov (atomique), Barbara Schlittler, Antonio Buil et Arnaud Huguenin, cinq interprètes à la fraîcheur enfantine, plantés face public, déroulent la polysémie imagée et sensorielle d’un magnifique conte islandais, « La peau de phoque ». Dans une contrée du grand Nord, c’est l’histoire d’un amour entre un pêcheur et une femelle phoque débarrassée de sa peau qui, quelques années plus tard, après avoir fait des enfants, retrouve son manteau de poil dissimulé par son mari et part rejoindre la mer. Se retrouveront-ils maintenant qu’ils n’appartiennent plus à la même espèce ? Qui de nous deux est l’animal, semble questionner ce conte. Laissons nous guider par ces perpétuelles métamorphoses entre les différentes strates du vivant, mammifères vertébrés ou aquatiques. La vie ressemble à un immense champ d’explorations, pareil au plateau nu jonché de coquillages mystérieux qui sert de terrain de jeux à nos cinq interprètes. Jouant sur la déconstruction permanente de l’histoire, ils s’amusent à parasiter chacun des mots, à court-circuiter chacun des sens. Interactif, émouvant, surprenant, le spectacle joue aussi avec les enfants présents dans la salle. Cet alliage de jeu, de fantaisie, de danse et de charades poétiques est un pur bonheur, même si certains passages souffrent le systématisme. L’énergie et la malice des interprètes, tour à tour hommes ou bêtes, beaux ou monstrueux, captivent l’attention des petits et des grands. Pari gagné !