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vendredi 20 mars 2020
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mercredi 18 mars 2020
Quand la sculpture contemporaine s’empare du motif animal…
 
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mardi 17 mars 2020
Turner illumine le Musée Jacquemart André de ses peintures et aquarelles en provenance de la Tate
 
Hélène Kuttner, du Pariscope

Ils avaient fait un petit succès au Festival Off d’Avignon l’an dernier, les revoilà à Paris dans cette petite salle de l’Essaïon qu’ils enflamment, encore, grâce à un bouche à oreille étonnant. Cinq comédiens inventifs, vifs et talentueux qui mettent en vers et en boite onze tragédies de Racine, pour en extraire la radicale essence. Dirigés par l’auteur et metteur en scène Serge Bourhis, un fou des alexandrins et de la poésie du divin dramaturge, les acteurs nous baladent entre le grand siècle et Frederico Fellini, Disneyland et la Comédie Française. Entre tragédie et comédie, toges romaines et masques japonais, la jolie troupe des Raciniens Anonymes nous décryptent l’histoire des passions d’Esther et d’Athalie, la vantardise de Bajazet ou la folie de Phèdre avec une dérision et un humour qui déboulonnent d’emblée toute prétention et tout pathos. Les personnages sont tous décortiqués au scalpel, pour mieux les aimer et se moquer d’eux, dans une scénographie réalisée avec trois fois rien, quelques tentures et beaucoup d’énergie. Alberto Lombardo, Mr Racine, qui reprend le rôle à Paris, est tout bonnement surprenant de drôlerie et de délire maîtrisé. Il donne au spectacle un aspect grand guignol sur le boulevard du crime qui plonge Jean Racine dans le bain d’un thriller fantastique.

Sylviane Bernard-Gresh, du Télérama

[...] Ça décoiffe et c'est plein d'invention [...] C'est un spectacle de fantaisie burlesque qui, à la fin, avec la scène d'aveu de Phèdre, se laisse aller à l'émotion et à la musique racinienne. [...]