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Jean-François Morisse, du Première

Des retrouvailles bruyantes et chaleureuses. Il y avait hier au Casino de Paris la foule des grands soirs pour retrouver les brillants percussionnistes déjantés de Stomp. Autant dire que l’enthousiasme était palpable alors que les performances musicales de ces artistes sont, après être parties de l’underground puis avoir été classées dans la catégorie « hype », devenues un incontournable des scènes internationales. Régulièrement, Stomp s’arrête dans la Capitale et livre une déferlante de rythmes arrachés à des casseroles, poubelles, éviers, balais et autres briquets ou journaux de papier. Une luxuriance de sons quasi tropicale contagieuse comme une fièvre exotique qui donnerait furieusement envie de taper en rythme le dossier du siège de velours rouge placé devant soi ou mieux encore, la tête de son voisin sis devant dont le crâne glabre ferait un formidable tam-tam. Car Stomp c’est avant tout une énergie communicative, une vague de pêche bienfaitrice qui s’insinue dans les pores de la peau pour mieux rayonner des jours durant. Un show, certes rôdé et calibré, qui ne change hélas pas au fil des ans (pour ceux qui ont déjà tenté l’aventure), mais qui constitue une vraie cure de bonnes vibrations qui font sacrément du bien. On ressort de là sautillant et gesticulant, le sourire incrusté durablement, avec, encore, la furieuse envie d’y retourner rapidement.