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Here We Are, Burberry chez Libé, nos 5 bonnes raisons d'y aller !

On y était, à l'exposition Burberry, et on vous dit en cinq points et en images pourquoi elle vaut le coup.
1. Pour le lieu. C'est dans les anciens locaux du journal Libération que ça se passe, on prend un mini ascenseur tout pourri qui a l'air de dater des années 90 pour y accéder. Un peu claustro, on retient sa respiration pendant la montée mais c'est clair, on est déjà dans le bain. Septième étage, tout le monde descend. Le bâtiment a été laissé dans son jus, à l'état brut, on a l'impression d'entrer dans une friche squattée par un collectif d'artistes plasticiens. Le béton des murs est à vif, le sol itou. Pas de chichi. Du brut de décoffrage. L'écrin idéal pour exposer cette sélection de photographies sociales, à forte tendance urbaine, en parallèle avec la collection septembre 2017 de Burberry et ses imper beiges intemporels. En gros, le mariage parfait du fond et de la forme. On se croirait dans une banlieue londonienne en train d'explorer un vieil immeuble à l'abandon, on adore.

2. Pour la BO !!! So goood ! La bande son, la première chose qui nous happe quand on arrive. Pet Shop Boys, The Cure, Bowie, les Clash... le meilleur de la scène pop et rock anglaise y passe et on se trémousse en arpentant les trois étages de l'exposition. Pour un peu on se lâcherait et on danserait pour de vrai, comme sur certains clichés exposés où ça swingue, où ça rock'n roll à gogo, où it's time to have fun together my friend. Du bon son, c'est vraiment toujours appréciable et ça met direct dans l'ambiance. L'Angleterre et le British way of life, ça vous gagne ! Let's have a party tonight !

3. Pour les photos, of course. C'est tout de même le cœur de l'expo, "curatée" (désolée pour l'anglicisme, exceptionnellement on se permet) par Christopher Bailey (Président Directeur Général de la Création chez Burberry), Lucy Kumara Moore (écrivain, curatrice et Directrice de la librairie de mode et photographie Claire de Rouen) ainsi que par le photographe britannique Alasdair McLellan dont certains clichés sont exposés. Portraits d'enfants, d'adolescents, jeunes filles et jeunes garçons, on oscille entre aspect social, une Angleterre grise, criant la misère et la terre humide, et l'esprit festif des sixties and more, les mouvances en terme de style vestimentaire et de musique, pop, rock, punk, et la jeunesse de l'époque, insouciante, qui exulte d'affirmer sa liberté. Un très beau documentaire en noir et blanc accompagne les images fixes.

4. Pour les trois rangées fascinantes de mannequins habillés de la collection septembre 2017 de Burberry. Des tenues mixtes dans tous les sens du terme, hommes et femmes, mixant tradition et modernité, ancrage dans ce qui fait le British style et l'esprit Burberry (les imperméables, pièce maîtresse, déclinée à l'envie, les imprimés à carreaux) tout en osant d'audacieuses associations de matières, dans une inspiration très contemporaine (une robe en dentelle surmontée d'une écharpe over size en laine par exemple, des chaussettes dans des escarpins à talons aiguilles, des jeux de longueurs pour dynamiser les silhouettes). Les couleurs sont tantôt pop et flashy, tantôt sobres et classiques, et le mariage des deux opère à merveille. On est définitivement conquis. D'autant plus que la pose figée des mannequins est contrebalancée par les images dansantes, pleines de mouvements, qui les encadrent. Une idée scénographique qui fonctionne totalement. Cette salle est un véritable choc visuel.

5. Last but not least, pour la vue sur Paris, sa marée de toits, ses monuments emblématiques, l'horizon qui fait dériver nos pensées. Tandis que l'exposition nous plonge dans des ambiances de villes britanniques et de campagne anglaise, le panorama parisien qui s'étale devant nous, pluvieux par les temps qui courent, s'harmonise de lui-même avec l'atmosphère des clichés, le noir et blanc, la morosité des trottoirs, une averse foudroyante, un ciel plombé... Il n'y a pas que de l'autre côté de la Manche qu'on se mouille ! 


Entrée libre

Par Marie Plantin

Here we are
Du 26 janvier au 4 février 2018
Au 11 Rue Béranger
75003 Paris
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