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La fabrique à rêves des comédies musicales s’expose à la Philharmonie de Paris

Ça y est, elles ont débarqué, les Comédies Musicales s’installent à la Philharmonie et révèlent leurs coulisses et petits secrets de fabrication au sein d’une exposition immersive à découvrir jusqu’à fin janvier. 

Ne cherchez pas au sein de cette exposition des panneaux de signalisation pour vous indiquer où aller, que voir et dans quel ordre. Pour Les Comédies Musicales, la joie de vivre du cinéma, on a fait le choix d’un parcours immersif et ludique plongé dans le noir (comme dans une salle de cinéma), qui laisse jaillir ici et là, une thématique ou un focus, plutôt que de dérouler un fil conducteur historique.

L’exposition démarre d’ailleurs par le non-début du genre avec un coup de projecteur sur Singin’ in the rain, film culte de 1952 qui ne constitue pas l’acte de naissance des comédies musicales, pour se terminer, selon ses choix de parcours, par Mariage Royal (1951) ou l’évocation des icônes Cyd Charisse et Marilyn Monroe. 

Non loin d’être sans dessus dessous, l’exposition explore les comédies musicales sous toutes les coutures, devant et derrière la caméra, abordant largement les productions américaines mais aussi françaises, mondiales et mettant tantôt en lumière une grande oeuvre (West Side Story, Les Demoiselles de Rochefort, Un américain à Paris, Lalala Land, Huit femmes…), des figures mémorables, les références et clins d’œil des uns aux autres, les tubes des bandes-son et spécificités du genre.

Et c’est au moyen de tablettes, dispositifs audio et vidéo et du casque (fourni) que l’on pénètre dans la fabrique des musicals qui font se croiser, plus qu’ailleurs dans le cinéma, les genres, compétences et savoir-faire. L’exposition en décrypte pour nous quelques petits trucs et astuces, quelques détails techniques comme l’art primordial de la transition (le passage du dialogue à la chanson), la dimension chorégraphique (avec un extrait des répétitions de claquettes de Bérénice Bejo et Jean Dujardin pour The Artist) ou plus esthétique avec la partie costume un peu négligée (ici, vous ne verrez que quelques croquis de sketch artists et deux tenues, certes somptueuses, que portait Catherine Deneuve dans le film Peau d’Âne). Cette “joie de vivre” on se la prend surtout avec ce mur de projections, l’élément central du parcours, qui diffuse en boucle et sur écran panoramique des séquences mettant en vis-à-vis les prestations exaltées de Fred Astaire et Michael Jackson, d’Elvis Presley et John Travolta et de nombreux extraits de réalisations (de My Fair Lady, Dancer in the Dark…) qui ont donné leurs lettres de noblesse à un genre si particulier, plus subtil et profond qu’il n’y paraît, à un cinéma du spectacle voire même exubérant mais surtout si vivant et enchanteur !


Voir aussi le dossier sur Les expositions incontournables de l'automne/hiver 2018

Plus d'infos sur Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma
Du 19/10/2018 au 27/01/2019
à la Philharmonie de Paris
221, avenue Jean-Jaurès
75019 Paris


Par Rita Carvalho
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